L’inflation peut-elle faire sauter votre assurance-vie ?

 

Je vais vous révéler aujourd’hui l’un des plus grands talons d’Achille du système financier.

Si vous possédez ce type de placement, soyez prudent car les conséquences pourraient être catastrophiques pour votre épargne.

Ce sont les contrats d’assurance-vie.

Leur encours total dépasse les 1’800 milliards d’euros.

                              (c’est supérieur à l’encours des livrets bancaires !)

 

La faillite d’UN seul assureur pourrait créer un énorme choc systémique qui entraînerait l’effondrement de tous les autres par effet domino.

Et ce risque est bien réel, même pour les compagnies les plus grosses.

Pourquoi ?

Parce qu’en moyenne, environ 80 % de l’épargne des contrats d’assurance-vie est placée sur des « fonds euros« .

Et derrière ce nom générique, se cache en réalité…

                              … des obligations !

 

Une obligation, qu’est-ce que c’est ?

 

C’est un titre de créance émis par une société, ou par un État.

Quand vous achetez une obligation, l’émetteur s’engage :

  • à vous verser un revenu fixe (appelé coupon) pendant toute la durée de l’obligation
  • et à vous rembourser le montant de l’obligation à l’échéance fixée

L’un des principaux risques d’une obligation, c’est le risque de taux :

Chargement image

 

Voici un exemple concret pour mieux comprendre ce mécanisme :

 

Imaginez que vous vouliez investir 100 euros dans une obligation sur 10 ans.

Vous avez le choix entre une obligation « A » au taux de 1 %, qui va donc vous rapporter 1 euro X 10 ans, soit 10 euros de gains.

Ou une obligation « B » au taux de 2 %, qui va donc vous rapporter 2 euros X 10 ans, soit 20 euros de gains.

Bien sûr, vous allez prendre l’obligation « B », puisqu’elle vous rapporte plus !

 

Le prix de l’obligation « A » va donc devoir baisser pour attirer quand même les investisseurs.

                              (mais cela ne changera pas le montant de son remboursement à l’échéance, qui sera toujours de 100 euros)

Donc si le prix d’achat de l’obligation « A » descend à 90 euros, alors elle va vous rapporter 1 euro X 10 ans (soit 10 euros de gains), PLUS la plus-value de 10 euros à l’échéance (l’écart entre le prix d’achat et le montant du remboursement).

Soit au total 20 euros de gains, ce qui vous donne au final le même retour sur investissement qu’avec l’obligation « B » (qui a pourtant un taux d’intérêt plus élevé).

                              (et en plus, cela vous permet d’investir avec un budget initial moins important)

 

Donc plus les taux d’intérêts augmentent et plus la valeur des anciennes obligations baisse pour rester compétitives faces aux nouvelles obligations.

                              (et inversement, plus les taux d’intérêts baissent et plus la valeur des anciennes obligations augmente, puisque les nouvelles obligations rapportent moins !)

 

La bombe à retardement cachée dans votre contrat d’assurance-vie

 

En période d’inflation, les obligations sont donc des actifs dangereux.

Car pour lutter contre l’inflation, les Banques centrales remontent leurs taux d’intérêts à long terme.

Et cette hausse des taux entraîne une baisse de la valeur des anciennes obligations sur les marchés financiers.

Si le mouvement est trop brutal, il pourrait déclencher un krach obligataire d’une ampleur jamais vue…

                              … ce qui rendrait insolvables les assureurs qui ont des « fonds euros » gavés d’obligations !

 

Limiter votre risque, c’est possible

 

Votre capital est soit disant garanti sur le “fonds euros”.

                              (c’est du moins ce que vous raconte votre banquier quand il vous propose un contrat d’assurance-vie…)

Mais pour être précis, il faudrait plutôt dire qu’il est garanti par l’assureur.

Vous devez donc vous interroger sur sa solidité financière avant de lui confier votre argent.

Pour cela, regardez si son « fonds euros » est bien diversifié sur plusieurs classes d’actifs (des obligations, des actions, de l’immobilier…)

                              (c’est même plus important que de lui demander quel est son rendement annuel !)

Et si ce n’est pas le cas, fuyez !

Parce que vous pouvez douter de la sécurité à long terme d’un contrat dont le « fonds euros » est composé en majorité d’obligations d’États européens en situation de quasi-faillite…

Si vous avez une assurance-vie, dites-moi en commentaire quelle est la part de “fonds euros” que vous avez dans votre contrat et si vous en connaissez sa composition ?

 

Si vous voulez quand même investir dans des obligations, alors choisissez-en qui sont moins sensibles (voire pas du tout) à une hausse des taux d’intérêts, comme :

  • des obligations à court terme (avec une échéance inférieure à 5 ans)
  • des obligations indexées sur l’inflation (leur rémunération va suivre le niveau de l’inflation, ce qui permet de protéger la valeur de votre patrimoine à long terme)

 

Restez à l’écoute,

Jérôme.

 

2 réponses

    1. Bonjour et merci pour votre message !
      Je vais continuer de vous partager des infos utiles pour la bonne gestion de votre patrimoine.
      Cordialement,
      Jérôme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.